Collection opportuniste - Une après midi au château

Il est des lieux où le temps semble s'être arrêté, et où il suffit de lever les yeux pour le voir se déployer. Cette collection est une invitation à flâner d'un château à l'autre, sans hâte, à cette heure de l'après-midi où la lumière glisse sur la pierre de tuffeau, révèle les reliefs sculptés et fait chanter la brique rose.

Loin des visites chronométrées, j'ai cherché ici le détail qui retient le regard : une fenêtre à vitraux plombés cadrée par une arche, une salamandre ciselée dans la pierre, une cour pavée où se projette l'ombre d'un arbre. Chaque cliché est une halte, une respiration entre deux siècles.

La collection s'ouvre au château royal de Blois, avant de s'étendre à Vaux-le-Vicomte et à Fontainebleau. Trois demeures, trois visages de l'histoire de France, et une même envie : vous faire partager le temps d'une après-midi le silence de ces murs.

Le Château Royal de Blois

Résidence favorite des rois de France de la fin du XVe siècle à la Renaissance, le château de Blois est un livre d'architecture ouvert : quatre ailes, quatre époques, du gothique flamboyant au classicisme. Louis XII y est né en 1462 et y fait bâtir à partir de 1498 l'aile qui porte son nom. François Ier y ajoute son aile Renaissance et son célèbre escalier (1515-1524). Le château est aussi le théâtre de l'Histoire : États généraux de 1576 et 1588, assassinat du duc de Guise en décembre 1588 sous Henri III, mort de Catherine de Médicis en janvier 1589. Il fait partie du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000.

Le Château de Fontainebleau

Résidence des souverains français pendant près de huit siècles, Fontainebleau fut d'abord un pavillon de chasse au cœur de la forêt avant que François Ier, au XVIe siècle, n'en fasse l'un des grands foyers de la Renaissance française, en appelant des artistes italiens qui donnèrent naissance à l'école de Fontainebleau. Chaque règne y a laissé sa marque, d'Henri IV à Louis XV, puis Napoléon Ier, qui s'y installa et y signa son abdication en 1814, avant ses adieux à la Garde dans la cour du Cheval-Blanc, devenue cour des Adieux. Le château et son parc sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981.

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