Collection naturaliste - Matières éphémères

Photographier l'éphémère, c'est d'abord apprendre à regarder autrement. L'écume, la brume, l'eau chargée de feuilles, l'écorce qui se fissure ou la pierre que la mousse reconquiert racontent chacune un instant précis d'un cycle plus long : celui de l'érosion, de la cristallisation, de la décomposition. Fixer ces matières, c'est garder la trace d'un équilibre qui n'existera plus la seconde suivante.

Pour un regard naturaliste, la démarche a aussi sa part d'utilité. Ces images documentent des processus que l'on ne perçoit pas à l'œil nu, rendent sensibles les textures et les dynamiques d'un milieu, et rappellent que le vivant ne se limite pas aux espèces : il tient aussi à la matière qui le façonne, l'abrite et l'efface. Cette collection invite à ralentir, à observer de près, et à reconnaître la beauté de ce qui passe.

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La vie des zones humides